Les bulots de Saint-Pierre et Miquelon attirent les Japonais. Ils se sont rendus dans l’archipel pour examiner de près le coquillage.
Bulots pêchés à Saint-Pierre et Miquelon © FTV
« Les japonais en général sont des clients assez exigeants, quand la qualité du produit est là, ils sont capables de mettre le prix. Donc ce sont des clients intéressants » affirme Nicolas Theault, responsable commercial SPM Seafood à Rfo. Dans sa société, une équipe de Japonais. Leur mission, inspecter le bulot et négocier le marché.
Le bulot décortiqué
La taille, la couleur, mais aussi la texture de ce fruit de mer tant apprécié au pays du soleil levant sont enregistrés par les industriels Japonais. Et apparemment, le produit séduit les clients potentiels. « C’est un bon produit, j’ai vraiment été surpris au cours de notre visite d’inspection… Je n’avais jamais vu ça au Canada. C’est une excellente opportunité pour le futur… Nous avons beaucoup de clients en Asie et ils nous réclament du boulot, très vert. Malheureusement au Canada, nous ne pouvons pas donner la garantie de boulots avec 100 % de coques vertes. C’est uniquement ici à Saint-Pierre » explique Kazu Suzuki, directeur du développement d’une société japonaise spécialisée dans la distribution de nourriture au niveau mondial.
Au plus offrants
Après la phase d’étude du produit, intervient alors celle de la négociation. Seulement les Japonais ne sont pas les seuls intéressés par ce coquillage à la robe verte si particulière. Les chinois aussi veulent ce marché. Le kilo se négocie entre 3 et 9 dollars américains. En tout, 70 tonnes de bulots entiers peuvent être exportés vers l’Asie. Les négociations sont en cours.
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